Elsa Anterieux, Mystère Mijoté et confitures

Sur la Corniche des Cévennes, route mythique s’il en est, Elsa a créé une jolie conserverie artisanale dont les confitures, marmelades, délices et confits sont si près du fruit pur ou du légume que votre palais entre dans un jardin. « Mystère mijoté » est le nom donné à ses savants mélanges de saison où plantes et épices sur l’étiquette intriguent jusqu’à la bouche conquise qui n’a plus de question. « Melon à la verveine », « Confiture safranée » de groseille ou d’orange douce, « fraise à la cardamome »…, si sa petite boutique cultive les associations heureuses, vous serez également surpris par ce que vous croyiez connaître. La prune, l’abricot, la figue ou la châtaigne, l’églantine et toutes les baies sauvages, l’oignon même livrent des parfums inédits.

Le secret d’Elsa ?

Une certaine exigence de « ne pas dénaturer ce que la terre produit de bon. J’ai toujours à l’esprit le premier goût, la découverte d’une fraise des bois, sa manière de nous envahir le palais, notre désir de recommencer, d’être à nouveau surpris, de respirer le goût, de manger l’odeur de la fraise. Ma formation de diététicienne m’a sans doute aidée aussi à transformer le moins possible le produit naturel. En même temps je crois que nos aïeuls savaient faire. J’aime beaucoup quand les gens retrouvent le goût de l’enfance, le pot de confiture de la grand-mère, les odeurs du jardin ».

Un savoir-faire local

A Sainte-Etienne-Vallée-Française, notre confiturière cultive elle-même tout ce qu’elle peut et travaille avec les producteurs locaux  lorsque les framboises manquent, entre  autres bonnes choses. Elle les connaît bien, apprécie leur travail et choisit toujours les fruits les plus doux afin de réduire l’apport de sucre rajouté. « C’est la mesure du réfractomètre qui arrête la cuisson. J’ai ainsi un bon équilibre entre la conservation du produit et le goût naturel. Cela semble un peu scientifique mais mon brevet agricole me sert dès que je plante une graine, en plus des enseignements d’une famille terrienne, ma grand-mère avait des terres dans l’Hérault. Aujourd’hui j’ai l’impression de faire plusieurs métiers, je suis pour une part cuisinière, commerçante ; et marcheuse, tout ne se cueille pas au jardin ».

Elsa, nous en sommes sûrs, fera du chemin, et plus vite qu’à dos d’âne, l’animal de son compagnon, lequel organise ballades et bivouacs sur le chemin méditatif de Stevenson.

« Cela me plaît de partager sa passion, et un bon moment avec les randonneurs. On va les rejoindre le soir, on apporte du foin et de l’eau pour les bêtes, moi je confectionne des paniers-repas, les gens nous attendent, je n’oublie pas les confitures du petit-déjeuner ». L’avenir ? Elle souhaite, à côté du chaudron, installer au sein de l’atelier une sorbetière et immortaliser le goût des fruits dans une glace vive en saveurs, sans colorants. Sur la Corniche des Cévennes, route mythique s’il en est, le mythe deviendra-t-il pour une part celui des sorbets d’Elsa ? Nous lui souhaitons de tout cœur en mangeant « à la régalade » l’une de ses délicieuses préparations mijotées.

Elsa

 

 

 

 

 

1 commentaire sur “Elsa Anterieux, Mystère Mijoté et confitures

  1. Attention, risque de devenir accro! Des produits de bon goût dans tous les sens du terme, mes préférés :confiture de fraises à la cardamome et ketchup sauvage de baies d églantines! !

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